14/01/2016
Les cathares

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LE CHÂTEAU DE SAISSAC (AUDE)

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Bâti sur une terrasse face à la plaine de Carcassonne et aux collines de la Malepère, le château de Saissac fut la résidence d'une puissante famille vassale des Trencavel. Son bourg médiéval blotti tout autour d'un ravin en fait un des sites les plus attachants de la Montagne Noire. En dehors des vestiges de deux anciennes tours d'angle de l'enceinte, le village abrite de nombreuses vieilles maisons à encorbellements qui rendent les rues principales très pittoresques.

Il convient de s'attarder sur le cas de la Maison des Saptes, située dans la rue du même nom. Ce nom de Saptes rappelle les heures fastes du village de Saissac, aux XVIIe et XVIIIe siècles, quand l'industrie drapière avait pris un essor considérable dans toute la région de Carcassonne, notamment sous l'impulsion de la famille de Saptes. La maison des Saptes est adossée aux anciens remparts de Saissac

Description
Saissac fut légué en 960 par l'évêque de Toulouse à Roger, comte de Carcassonne. Au XIe siècle, il fut inféodé à une branche cadette des comtes de Foix qui devait former dès lors le lignage des Saissac. À la veille de la croisade, le lieu appartient à Bertrand de Saissac, personnage haut en couleur, désigné en 1194 comme tuteur du jeune Raymond Roger Trencavel, héritier de la vicomté de Carcassonne, à peine âgé de neuf ans. Bertrand de Saissac est un étrange personnage qui n'hésite pas pendant la régence du mineur d'intervenir dans le Razès pour l'élection du prieur de l'abbaye d'Alet en remplacement de leur défunt abbé Amiel et pour lequel Bernard de Saint-Ferréol avait la préférence du clergé. Ce choix n'étant pas celui de Saissac, ce dernier déterra l'abbé décédé et le remis sur son trône en attendant l'élection d'un de ses amis un certain Bozon. Malgré la stature de ce personnage, Saissac est pris en 1209 par les croisés commandés par Bouchard de Marly. En 1231, le château échoit à un autre compagnon de Montfort, Lambert de Thury, puis il entre, à la fin du XIIIe, siècle, dans le patrimoine de la famille des Lévis, nouveaux seigneurs de Mirepoix, et devient enfin, de 1331 à 1412, possession de la famille de l'Isle-Jourdain. Par la suite, Saissac continuera de passer de mains en mains. Après la Révolution, le château tombe rapidement en ruines. Son aspect romantique lui vaut même d'être dégradé en 1862 par des chercheurs de trésors.
Les vestiges
Les ruines déchiquetées du château de
Saissac se composent essentiellement d'une enceinte irrégulière formant une sorte de quadrilatère d'environ cent vingt-cinq mètres sur trente. Des tours circulaires en occupent les angles. Il reste peu de traces du castrum primitif des Saissac. En effet, les importantes constructions que l'on voit aujourd'hui ne sont pour la plupart pas antérieures aux XVe et XVIe siècles. À cette époque, tous les bâtiments sont adaptés à l'utilisation de l'artillerie. il s'agit probablement de œuvre de Gui de Castelnau, baron de Clermont-Lodève et sénéchal de Toulouse, mort en 1580. Seuls les vestiges du donjon polygonal qui défendait l'esplanade sud peuvent remonter à la fin du XIIIe, ou au début du XIVe siècle. Son sous-sol abritait deux caves voûtées superposées. Mais tout cet ensemble fut très dégradé par les fouilles de 1862. Bien que des travaux de consolidation aient été récemment entrepris, la visite de cet ensemble, pour spectaculaire qu'elle puisse être, reste très dangereuse.
Le village
Le village de Saissac a conservé de nombreux vestiges de son passé. Au nord du village, on peut voir encore deux grandes tours de l'ancienne enceinte qui, au XIVe siècle, entourait complètement la localité. Elles ont été restaurées lors des guerres de Religion, D'autres vestiges de cette muraille sont visibles dans l'agglomération. À proximité des tours, on peut voir notamment la porte de Montolieu, elle aussi du XIVe siècle. Au-dessus de la clé de l'arc extérieur sont incrustées deux pierres ornées d'écus : d'un côté l'ancien blason de Saissac (un château à trois tours maçonnées), de l'autre un blason sculpté d'une croix toulousaine. L'église Saint-Michel, située à proximité du château, remonte probablement à l'époque romane, mais elle a été profondément remaniée au XIVe, et surtout au XVIIe siècle, après un incendie survenu en 1568. De l'époque gothique, il subsiste les voûtes des bras du transept, la première chapelle latérale au sud et quelques piliers.

Renseignements
04 68 24 46 01
ou à la Mairie
04 68 24 40 22
Accès
Sortie Carcassonne puis N 113 vers Toulouse et à droite D 629 vers Pézens.
Visite du musée
Il faut localiser la plus grosse tour de l'enceinte qui abrite un musée des vieux métiers et présente divers objets et outils évoquant les métiers traditionnels de la région.
Horaires et tarifs
(d'après audetourisme)
Horaires d’ouverture 2013 
Fermé en janvier
Février, mars, novembre et décembre : 10h-17h
(week-ends, vacances scolaires et jours fériés sauf le 25 déc)
Avril à juin, et septembre : 10h-18h
Juillet et août :  9h-20h
Octobre : 10h-17h
Dernière visite 30 mn avant fermeture 

Tarifs 2013
Tarifs individuels 2013 
Adulte : 5 €
Enfant (6 à 15 ans) : 3 €
Tarif adulte avec le Passeport : 4 €
Tarifs groupes 2013   
A partir de 10 personnes sur réservation, Visite libre : 4 €, durée : 30 mn à 45 mn
Visite guidée (moins de 17 pers.) : 7 €/ par pers.              durée : 1h15
Visite guidée (plus de 17 pers.) : 4 €/pers+ 50 €               durée : 1h15
Visite du village (plus de 15 pers) : 50 €                              durée : 1h 

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