15/05/2017
Les châteaux cathares, Avignonet-Lauragais

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Avignonet-Lauragais (Haute Garonne)


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Avignonet-Lauragais, où eut lieu un attentat contre les inquisiteurs le 28 mai 1242. Un clocher imposant.

Description
Avignonet domine du haut de ses vestiges la N 113 aujourd'hui route départementale 813. Son clocher contraste avec ceux des églises de briques toulousaines. Avignonet, comme tout le Lauragais, fut profondément marqué par l'hérésie. Raymond VII, comte de Toulouse après avoir combattu l'hérésie, souhaitait gagner la sympathie des chevaliers cathares car il savait l'impopularité de l'inquisition. Le fils de sa demi-sœur Raymond d'Olfaro commandait Avignonet. Il livra le château et le palais comtal ou se trouvait les inquisiteurs. Des faydits autour de Pierre-Roger de Mirepoix descendirent de Montségur le 28 mai 1242 et assassinèrent les deux inquisiteurs, envoyés par le Pape, Guillaume Arnaud et Étienne de Saint-Thibéry. Raymond VII fut excommunié et dut céder devant la réaction du roi de France. L'église Notre-Dame des miracles, commencée en 1385, dresse sur une souche carrée son clocher octogonal flanqué d'une élégante tourelle d'escaliers et couronné par une flèche gothique à crochets. A l'intérieur, un tableau de 1631, placé au fond de l'église, évoque le massacre perpétré le 28 mai 1242 par les conjurés du Lauragais à l'encontre des membres du tribunal de l'inquisition au château d'Avignonet qui a disparu depuis.

L'attentat d'Avignonet-Lauragais, 11 inquisiteurs tués dans leur sommeil, le commando amnistié
Le 28 mai  1242, un tribunal d'inquisition, dirigé par Guillaume Arnaud et Étienne de Saint-Thibéry se tient dans la cité. Plusieurs hommes, dirigés par Pierre-Roger de Mirepoix le jeune et aidés par les gens d'Avignonet, massacrent pendant leur sommeil, les inquisiteurs et leur suite, à coups de hache, faisant ainsi 11 victimes. La légende raconte que Pierre Roger de Mirepoix aurait demandé la tête de Guillaume Arnaud pour s'en faire une coupe et qu'on lui aurait répondu, au retour de l'expédition, qu'elle avait été brisée d'un coup de hache. Ce fut l'un des derniers sursauts de résistance avant, 2 ans plus tard, le siège de Montségur, qui se terminera par un bûcher destiné aux cathares réfugiés dans la place, le 16 mars 1244. En 1229, Pierre-Roger de Mirepoix avait été dépossédé de ses terres, lors du traité de Paris, au profit du maréchal Guy de Lévis qui dirige les croisés contre les albigeois. Devenu chevalier faydit, il rejoint, en 1234, son cousin Raymond de Péreille au château de Montségur et épouse sa fille Philippa l'année suivante. Le 2 mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix ira négocier avec son cousin, auprès des croisés conduits par le maréchal Guy de Lévis la reddition de Montségur. Au cours de la négociation il réussit à obtenir l'amnistie générale pour les membres de son commando du 28 mai 1242 et 15 jours de trêve pour les assiégés, afin de leur premetytre de bien réfléchir sur leur hérésie et surtout de déménager leur trésor en Italie. Ayant renié ses idées cathares, il échappe au bûcher le 16 mars 1244 et se volatilise dans la nature.

Accès
Sur la N 113, entre Castelnaudary et Villefranche de Lauragais au bord du Canal du Midi. A côté du seuil de Naurouze, partage des eaux Méditerrannéennes et Atlantiques, sortie autoroute Port Lauragais.
A voir
A l'entrée du village ou des inquisiteurs furent massacrés à coups de hache le 28 mai 1242, un croisé d'Avignonet monte la garde. L'église érigée en 1385 mérite le détour.


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