
Simon de Monfort
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Simon de Monfort, ici en photo est issu de la maison de Montfort-l'Amaury, une famille de rang baronnial d'Île-de-France.
Simon de Montfort,
nommé comte de Toulouse en 1215, aura bien du mal pour conserver
son domaine plus vaste que celui de Raymond VI à la veille de la
croisade. Il périra le 25 juin 1218, sous un boulet tiré
d'une catapulte actionnée par des femmes toulousaines.
La
mort d'Innocent III
Le 16 juillet 1216, le pape Innocent III meurt et Honorius
III lui succède. A cette nouvelle, le comte de Toulouse débarque
à Marseille et mène une attaque vigoureuse contre Beaucaire
défendue par le frère de Simon de Monfort, Gui. Simon
de Montfort arrivé pour le défendre est battu. Dépité
il se retire à Nimes. L'accord du roi de France sera également
acquis en avril 1216 à Pont-de-l'Arche (Eure).
Toulouse se soulève en 1216
Les toulousains vont profiter de cette retraite pour se révolter.
Simon de Montfort accourt mais ses chevaliers sont chassés de la
ville et Raymond VI fait une entrée triomphale dans sa ville
le 13 septembre 1217. Simon qui n'abdique toujours pas met le siège
devant la ville. Celui ci va durer plusieurs mois de 1217 à juin
1218. Finalement Simon de Montfort y trouvera la mort, à la suite
d'un jet de pierre lancée d'un mangonneau le 25 juin 1218.
Le fils de Montfort, Amaury lui succède
Amaury de Montfort, qui succède à son père
n'a ni le génie militaire ni le charisme de son père. Très
vite le sort des armes va basculer en faveur des princes occitans. Amaury
décide d'abandonner Toulouse et de s'engager pour un siège
plus facile sur Marmande en 1219. C'est un massacre, comme à
Béziers en 1209, 5000 habitants vont être massacrés
avant que leur cité ne soit brûlée. Cet effroyable
massacre finira par émouvoir le roi de France, son jeune fils Louis
y ayant participé dans le cadre de l'ost. Désormais la chevalerie
méridionale a acquis de l'expérience de ses défaites
passées et des foyers de révolte vont s'allumer un peu partout.
Amaury va connaître plusieurs revers à Bazièges et
à Castelnaudary en 1221. C'est le début de la débâcle
pour les croisés. En 1222, Amaury Montfort finit par céder
à la couronne de France ses droits sur les conquêtes de son
père.
Amaury
quitte Carcassonne
Après
la mort de Raymond VI en 1222, son fils Raymond VII préfère
accepter une trêve, que tout le monde souhaite, en janvier 1224.
Amaury décide de rentrer en Île-de-France. Raymond Trencavel,
fils de Raymond-Roger, peut alors quitter Foix pour retrouver la ville
de ses ancêtres. La première croisade vient de prendre fin.
L'accord de Carcassonne, la fin de la première
croisade
Signé le 14 janvier 1224, entre Raymond VII,
le comte de Foix et Amaury, il promet de rendre leurs héritages
à tous les dépossédés s'ils jurent fidélité.
L'hérésie toujours vivante
Mais l'hérésie demeure bien vivante et continue à
être tolérée et parfois protégée par
de nombreux seigneurs. En 1225, le concile de Bourges va déclarer
Raymond VII de Toulouse ennemi du roi et de Toulouse et l'année
suivante, le roi Louis VIII en personne, poussé par son épouse
Blanche de Castille et le légat du pape se décidera à
intervenir directement au Languedoc.
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