14/01/2016
Les cathares

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DEBUT DE LA 2ème CROISADE, LA CHEVAUCHÉE DE LOUIS VIII (1226-1229)




Louis VIII reçoit la soumission de la ville d'Avignon. Reddition sous forme d'hommage mais la ville dépendait du domaine impérial germanique. Louis VIII ne put s'y installer et fit construire un forteresse à Villeneuve-les-Avignon (avec l'argent versé par Avignon vaincue).

Les préalables à une seconde croisade
Pour intervenir et conduire une croisade, Louis VIII, fils de Philippe Auguste, pose dès 1224
ses conditions au Pape et lui propose que toutes les terres confisquées aux cathares lui soit attribuées. Mais le Pape refuse. En janvier 1228, le roi de France décide de faire adopter par le parlement le principe d'une 2ème croisade pour condamner Raymond VII et obtenir ainsi, légalement, la cession de tous ses droits au profit du roi de France.
1226, La chevauchée de Louis VIII
En 1226, les cathares sont loin d'être affaiblis. A Pieusse-en-Razes se tient un nouveau concile cathare qui décide la création d'un 5ème évêché cathare supplémentaire. A partir de mars 1226 , le roi de France, accompagné de ses vassaux, va multiplier les capitulations et ralliements. Avignon capitule d'abord, puis Nimes, Béziers, Castres, Carcassonne, Lavaur, Albi. Fatigué, Louis VIII meurt en novembre 1226, sur le chemin du retour, à Montpensier. C'est Humbert de Beaujeu qui va le remplacer sous la régente Blanche de Castille. Il a bien peu de moyens.
La reprise des combats
Louis VIII mort, la régente n'a que peu de pouvoirs. La cathares se rebellent de nouveau, Raymond VII est alors une nouvelle fois excommunié. Humbert de Beaujeu réussit à maîtriser la situation avec son cortège habituel de destructions et de massacres.

12 avril 1229, traité de Paris
Le traité de Paris cède au roi de France la moitié des états qui allaient en gros d'Agen à Valence (territoires actuels du Gard, de l'Hérault, de la Drôme, du Vaucluse, de l'Aude). Le comte de Toulouse ne conserve qu'une partie actuelle de la haute Garonne, de l'Aveyron, du Tarn et du Tarn-et-Garonne). Toutes ses terres reviendront naturellement au domaine royal à sa mort à la suite du mariage de sa fille Jeanne-de-Toulouse avec le frère du roi, Alphonse de Poitiers.
La répression cathare transférée
Un premier texte parlementaire signé par Louis VIII en 1226 lui transfère la condamnation des hérétiques puis un second en 1229 va ordonner à tous les barons de purger les hérétiques, en s'appuyant sur les fonctionnaires de l'État. Si désormais ce sont les fonctionnaires qui sont impliqués dans la lutte anticathare, l'église n'entend pas rester inactive.

Louis IX complète le traité
Le roi décide de renforcer l'appareil de répression anticathare par tout un arsenal juridique. Il va demander la collaboration de tous, les barons, les officiers, mais aussi tous les sujets de sa majesté, doivent s'employer avec le plus grand soin à purger la corruption de l'hérésie.

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