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LA
DOCTRINE CATHARE (XI-XIIIe Siècle)
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On
définit les cathares comme des chrétiens dualistes.
Ils n'avaient pas de lieu de culte, peu de sacrements et niaient l'eucharistie.
On définit cette église hérétique comme un
christianisme médiéval dans lequel, le clergé,
les bons-hommes rejetaient le Pape de Rome, symbole du mal qui
persécute et excommunie. |
Une
réponse au problème du mal Les bons-hommes cherchent à donner une réponse au problème majeur de la théologie chrétienne : l'existence du mal. Impossible pour eux de croire que le Dieu chrétien soit à l'origine du mal et ils refusent la solution catholique du libre arbitre, supposant une intention maligne de Dieu qui laisseraient ses créatures choisir entre le bien et le mal. Puisque Dieu est parfait et qu'il est le créateur de toute chose, comment a-t-il pu créer le mal ? Pour certains dualistes dit mitigés, le Dieu bon est supérieur au Dieu mauvais et le mal n'est que la création d'un ange rebelle, déchu, tombé du ciel, Lucifer (voir l'excellent livre de D'Ormesson, l'archange Gabriel). Lucifer est le seul auteur de la création du mal. Pour d'autres, les dualistes absolus, le bien et le mal sont sur le même pied d'égalité et c'est la réalité seulement qui est une création satanique. Les hommes qui peuplent la terre sont donc des damnés qui se reproduisent. Cette deuxième conception se retrouve chez les cathares qui dénonceront la procréation pour obtenir l'extinction du monde. Les cathares furent considérés comme des manichéens à cause de leur credo dualiste. Le salut En persécutant et excommuniant, l'église catholique est complice et productrice de mal. La doctrine cathare est finalement plus optimiste que l'église romaine qui juge qu'un enfer éternel attend les pécheurs. L'église des bons-hommes croit au salut des âmes, assuré pour chacun, qui se purifie au fil de ses vies successives. Dissidents plutôt qu'hérétiques Les cathares sont incontestablement des chrétiens mais des chrétiens dissidents, critiques. S'ils ne vénèrent pas la croix, s'ils prêchent, par l'exemple, la pratique des préceptes évangéliques, s'ils refusent des sacrements catholiques, les cathares reprennent des éléments de la théologie dominante et font constamment référence à des écritures reconnues par l'église romaine : les Évangiles. Les causes de leur persécution sont peut-être à rechercher ailleurs que dans leur doctrine. |
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