14/01/2016
Les cathares

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Montségur, la fin des cathares, le trésor (1244)


Simon de Montfort a plus brûlé de cathares en deux ans de croisade que l'inquisition en un siècle.
Le trésor des cathares a-t-il été immergé dans le lac de Garde en Italie ou enfoui quelque part autour de Montségur ?

Retrouvez le trésor des cathares sur
http://tresorcathare
.free.fr

Le traité de Paris 1229
Le traité de Paris plaçait évidemment les autorités religieuses dans une position de force pour extirper l'hérésie cathare. Très vite, à partir ce cette époque, on assiste à l'exécution des fidèles cathares. Montségur, vassal du comté de Foix, se trouve à l'Est de Foix et au Sud-Ouest de Carcassonne dans le pays d'Olmes. Ce site est indissociable de Simon de Péreille qui en 1204 restaura l'une se ses dépendances.

Montségur refuge de faydits
C'est à Montségur que de nombreux Faydits, seigneurs sans fief, dépossédés pour la plupart par Simon de Montfort entre 1209 et 1210 viendront s'y retrancher. Le concile de Latran de 1215 mentionne déjà Montségur comme le repère des hérétiques cathares. De nombreux croyants se rendent, en effet, à Montségur pour y recevoir le consolement.

L'assassinat d'Avignonet
Le 28 avril 1242 deux inquisiteurs qui passent la nuit à Avignonet au Nord-Ouest de Castelnaudary sont massacrés par des chevaliers faydits descendus, dans cette intention, de Montségur.

La réaction des croisés
La réaction des croisés sera immédiate mais elle se heurtera à une solide résistance. Le siège va durer 9 mois. Les combattants à Montségur ne sont à peine qu'une centaine d'homme mais ils bénéficient de l'appui des populations voisines qui les approvisionnent depuis Péreille ou Fanjeau. Les croisés ne peuvent installer de catapultes dans ce relief très incliné et inaccessible. En novembre les forces royales réussissent à installer une catapulte sur une terrasse. Tout va s'accélérer à la fin de l'hiver et en février 1244, après 9 mois de siège, Montségur de décide à capituler après avoir obtenu un sursis de 15 jours pour permettre à chacun de réfléchir et d'abjurer sa foi cathare. C'est pendant ce sursis que trois ou quatre parfaits s'échapperont avec le trésor qui n'a jamais été localisé. 210 à 215 personnes qui refuseront d'abdiquer leur foi seront brûlées vivantes le 16 mars 1244.

L'après Montségur
Le bûcher de Montségur n'aura pas réussi à faire disparaître le catharisme et d'autres refuges résisteront, à l'exemple de Quéribus qui sera finalement pris en 1255. La victoire finale sera toutefois du côté catholique. Après la mort en 1247, de Raymond VII, comte de Toulouse sans héritier et de sa fille Jeanne mariée à Alphonse de Poitiers, le comté de Toulouse revient en 1271 au roi de France. Plusieurs continuateurs de la pensée cathare, parfois revenus d'Italie où ils s'étaient exilés, essaieront bien de réveiller les consciences comme Pierre Authié aidé de son frère Guilhem mais ces derniers finiront par être arrêtés en 1309 et exécutés en 1310. C'en est fini cette foi du catharisme.

Le dernier cathare
C'est devant le château de Villerouge-Termenes que périt le dernier cathare Guilhem Bélibaste. C'est un homme singulier, né vers 1280, qui avait tué en 1305 un berger considéré comme un dénonciateur de l'inquisition. Notre cathare, devenu parfait, s'installa comme artisan dans la province de Teruel mais s'étant marié, il perdit la qualité de parfait pour avoir violé l'obligation de chasteté. Cela ne l'empêcha pas d'être arrêté, mais comme il refusa d'abjurer la foi cathare, il fut brûlé vif.

Le trésor des cathares
Retrouvez le trésor des cathares sur :
http://tresorcathare.free.fr
Après la chute de Montségur, les vagues de l'exil italien s'amplifièrent. Durant le siège de Montségur une correspondance est attestée avec Crémone en Italie. C'est probablement vers cette destination que le trésor des cathares a convergé. L'Italie accueillera de nombreux faydits, bons hommes traqués ou simples croyants. Mais ces émigrés occitans vivaient mal leur exil, revenaient et se faisaient prendre. Cunéo à la frontière franco-italienne a constitué une plaque tournante importante dans cette émigration. Mais l'inquisition italienne ne leur laissa pas plus de répit. Des rafles eurent lieu à Sirmione sur le lac de Garde dans lesquelles furent arrêtés français et italiens. Comme à Montségur, le 12 février 1278, 200 bonshommes monteront également sur le bûcher.


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